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Le Trophée Enduro des Alpes anime les stations

Dernière mise à jour : 4 mars


La société d’événementiel outdoor Dose de Sport organisera cette année 10 manches de son Trophée Enduro des Alpes. Une progression constante malgré un marché de l’enduro VTT plutôt morose.


Créé en 2018, à la suite du rapprochement du derby VTT de Chamrousse et de l’enduro du Vercors Saint-Nizier, le Trophée Enduro des Alpes compte aujourd’hui plus de 10 manches. « Le VTT est une niche sur le marché de l’outdoor et l’enduro est lui-même une niche sur le marché du VTT », estime Théo Micheletti, co-dirigeant de Dose de Sport. « On est loin d’une discipline grand public comme le trail. On a donc atteint notre limite cette année avec 10 étapes. On renouvellera les spots, mais sans augmenter le nombre de manches. »


Organisatrice de 15 événements sportifs par an avec un chiffre d’affaires de près de 600 000 €, dont les deux-tiers issus du Trophée Enduro des Alpes, la société Dose de Sport voit désormais les stations frapper à sa porte, attirées par un concept convivial qui valorise une activité estivale et génère des retombées économiques. « Nous nous adaptons au territoire sur lequel l’événement se déroule », explique Théo Micheletti. « Nous sommes très présents s’il s’agit d’une petite commune sans gros moyens. Nous répartissons les missions s’il s’agit d’une station dotée de moyens financiers, humains et techniques plus importants. Nous co-construisons l’événement. » Chaque étape du Trophée Enduro des Alpes rassemble quelque 400 participants sur 2 ou 3 jours, le tout pour un budget moyen de 50 000 €. Si la station hôte finance la manifestation à hauteur de 30 %, la moitié du budget est issue des inscriptions (70-80 € le dossard) et les 20 % restants proviennent du sponsoring privé représenté par une dizaine de marques d'accessoires et de composants. « Il est difficile aujourd’hui de séduire les acteurs de l’industrie du vélo. L’enduro est souvent perçu comme une discipline en perte de vitesse, pourtant nous n’avons jamais eu autant de participants sur nos épreuves », fait remarquer Théo Micheletti.


Pour continuer à développer le concept, Dose de Sport refuse d’adopter un système de franchise ou de label. « Nous voulons garder le contrôle de l’organisation afin de garantir la qualité de chaque événement et d’entretenir notre image de marque », justifie le co-dirigeant de la société grenobloise. « Et puis je crois que nous rencontrons un tel succès parce que nous sommes des passionnés, proches de la communauté des enduristes. Les participants le ressentent. » Les leviers de développement ne sont donc ni dans l’augmentation du nombre d’étapes, ni dans la hausse des tarifs d’inscription, mais plutôt dans la recherche de nouveaux partenaires. //MP

 

 

 

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