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Mavic cherche à passer le braquet supérieur en électrique


Quand le groupe Bourrelier a repris Mavic en juillet 2020, les nouveaux propriétaires ont eut la bonne surprise de trouver dans les cartons le développement d’un moteur électrique. Et pas n’importe quel moteur, puisque l’équipementier annécien s’était penché sur la problématique du vélo de course à assistance électrique, à savoir un moteur débrayable et léger. Car, si ce segment du VAE est le seul qui peine à décoller, c’est que les consommateurs sont soit rétifs au changement, soit insatisfaits des solutions proposées. Mavic s’est donc retroussé les manches, en toute discrétion. « Cela fait 5 ans qu’une entité détachée travaille sur ce moteur », souligne Michel Léthenet, directeur de la communication. Le résultat après cinq années, quinze brevets, 120 000 km d’essais et « quelques millions investis », s’appelle X-Tend. Un bloc compact, léger (1,2kg) et efficient, qui lève les freins habituellement rencontrées sur un vélo de route à assistance électrique : poids, maniabilité et surtout résistance au roulement à plus de 25km/h. L’équipementier français s’est ainsi rapproché du suisse BMC pour démontrer que l’on pouvait concevoir un vélo équipé du X-Tend à moins de 10kg ! D’autre part, son système de débrayage permet de rouler sans friction au-delà des 25km/h (ou en mode musculaire). Mais voilà, maintenant que la preuve est faite et que les résistances sont levées, le groupe Bourrelier cherche des partenaires pour poursuivre l’aventure. « Nous avons besoin d’un appui financier d’un côté et industriel de l’autre. Le produit intéresse ; nous avons beaucoup de rendez-vous », indique Michel Léthenet. D’autant qu’au-delà des vélos de route, le moteur X-Tend trouverait tout aussi bien sa place sur les vélos de ville, dont le poids reste un handicap, voire les VTT, et bien-sûr les gravel. « Le e-gravel a de belles perspectives à offrir avec ce moteur », estime le directeur de la communication. Mavic emploie 170 personnes dans ses nouveaux locaux de Chavanod (Haute-Savoie) et à Saint-Trivier (Ain), pour un chiffre d’affaires de près de 40M€ en 2021. //EG

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